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Interview d'Emmanuel Deyres, fondateur Voicimonbien

Par : Laurence Lefeuvre27.01.2015

26 janvier 2015

ffdeq.jpgFranchise Directe : Quelle activité exerciez-vous avant de fonder l'enseigne Voicimonbien ?

Emmanuel  Deyres : J'ai un parcours un peu singulier : pendant 23 ans, j'ai exercé comme ingénieur civil au ministère de la Défense. Ayant toujours développé une passion pour l'immobilier, je me suis depuis longtemps investi dans ce secteur à titre personnel (vente et location de biens). En 2011, j'ai quitté le ministère pour créer mon entreprise, en y associant mes passions pour l'immobilier et la photographie à mes compétences techniques. J'ai donc élaboré un concept qui facilite la vente d'un bien immobilier, je l'ai utilisé pour aider d'autres personnes dans leurs transactions immobilières puis j'ai compris qu'il ne fallait pas que je me limite à un seul domaine : la base du concept Voicimonbien est la valorisation par l'image. Il concerne autant les collectivités, les entreprises, les associations pour ce qui est de montrer un lieu et de le mettre en valeur sur internet, que les particuliers à travers des packages complets pour la vente ou la location de bien immobilier, mais aussi de bateaux ou de camping-car.

Pourquoi avez-vous fait le choix de ce concept et pourquoi le contrat de franchise pour le développer ?

Nous souhaitions travailler avec des personnes autonomes et responsables ; c'est l'un de nos premiers critères de sélection des candidats. Le concept est innovant, du fait de la stratégie particulière adoptée et de la technique photographique employée : il y a donc un véritable savoir-faire à transmettre et le contrat de franchise est sécurisant à la fois pour le franchiseur et pour le franchisé. En effet, pour ce dernier c'est plus simple car on lui apporte un package complet. Cela nous a aussi obligé pour le contrat et pour la formation à tout mettre par écrit en étant très précis, ce qui est un gage de qualité pour le réseau à venir.

En tant que fondateur du réseau Voicimonbien, quel est le déroulement de vos journées ?

Le matin, je commence par faire le point des mails reçus. La tête de réseau gère les prestations de services techniques comme le traitement des fichiers photos qui s'effectue en télé-travail (nous sommes innovants également dans l'organisation) et donc je répartis le travail. Puis, je m'occupe des rendez-vous pris avec des sous-traitants, j'établis des partenariats (par exemple avec des sociétés de drones aériens, d'informatique, d'audio-production …). Ensuite, je gère les aspects administratifs. La fin d'après-midi (de 16 à 20h) est consacrée au traitement des candidatures. Mon associé fait une première sélection et je passe deux fois deux heures à des rendez-vous en visio-conférence pour présenter notre concept en détails, répondre aux questions, vérifier que les candidats ont bien compris les informations essentielles. Bien entendu, je suis aussi en contact avec les franchisés en activité au sujet de leurs objectifs et éventuelles questions.

Quels sont les objectifs de développement que vous vous êtes fixés pour 2015, à moyen terme ?

Notre premier franchisé a rejoint le réseau en juin 2014 ; à ce jour, le réseau compte 16 franchisés, donc notre objectif majeur est qu'ils puissent tous s'épanouir et obtenir les résultats escomptés. D'ici la fin 2016, notre objectif est de couvrir le territoire. Nous investissons et embauchons pour améliorer le support aux franchisés : 60% des droits d'entrée y sont dédiés, le reste étant consacré à la publicité, au support marketing, et au matériel photo.

Souhaitez-vous que votre développement s'opère en priorité dans un secteur géographique particulier ?

Pas spécialement. Nous sommes dans un fonctionnement de partenariat : plus on sera nombreux, plus les contacts seront partagés, plus les apports d'affaires seront intéressants. Nous nous implantons aussi dans les DOM/TOM : le mois prochain, notre franchisé de Martinique démarre son activité. Et nous ne sommes pas fermés à des ouvertures de Master franchises à l'étranger.

Quel est le contenu de la formation initiale que vous apportez  ?

Elle dure pendant trois jours avec un contenu très dense, par groupe de 5 à 10 personnes pour avoir plus d'interactivité. Sont abordés le concept, le marché, l'aspect contractuel et les factures clients, l'aspect commercial, l'aspect technique avec le matériel photo spécifique et nos outils de création de mini-sites Internet. C'est pourquoi nous n'exigeons pas des candidats qu'ils aient des compétences spécifiques en photo ni en informatique. Nous avons ensuite une plateforme de formation en ligne avec accès privatif reprenant l’ensemble de la formation initiale avec des tutoriels vidéos, des documents à télécharger, des témoignages et expériences de franchisés.

Quels sont les points forts de votre concept par rapport à la concurrence, si concurrence il y a ?

Dans la globalité de nos prestations, nous n'avons pas de concurrence : l'activité est large car elle se situe dans le domaine de la communication. Par exemple, notre agence de St-Brieuc a réalisé une visite virtuelle d'une importante exposition d'art ; d'autres sont intervenus pour un collège, un hôpital, un château … Mettre en valeur un lieu pour le promouvoir, le louer ou le vendre intéresse beaucoup de clients, qu'ils soient des particuliers, des collectivités ou des professionnels. Etre ouvert à beaucoup de marchés est un gros atout : nous diversifions les sources de revenus.

Autres points forts : le niveau faible de nos droits d'entrée pour un réseau de franchise et les coûts de fonctionnement peu élevés car nous n'avons pas de boutique. Dans notre réseau, nous développons les contrats d'apporteurs d'affaires entre franchisés pour limiter les frais kilométriques des uns et des autres.

Quel est le profil des candidats recherchés ?

Les profils sont assez hétéroclites. Le hasard veut qu’aujourd’hui la parité soit respectée : 8 femmes et 8 hommes. Notre métier intéresse donc autant les hommes que les femmes qui, pour nos franchisés actuels, sont âgés de 33 à 65 ans. Nous avons des personnes qui développent un business à temps complet ; d'autres qui envisagent une reconversion et développent l'activité à temps partiel. 3 jeunes retraités nous ont rejoints : dans leur cas, il s’agit de gens qui ont toujours été très actifs et qui souhaitent le rester le plus longtemps possible. Et puis, ils ont beaucoup d'expérience à nous transmettre. Le plus important pour nous est l’état d'esprit mais aussi le savoir être, le relationnel et l’écoute client : c'est essentiel pour la qualité de l’image de marque que l’on souhaite communiquer.

Quelles sont les difficultés que peuvent rencontrer vos franchisés et que faites-vous pour les anticiper ou y remédier ?

La principale difficulté est liée au profil de nos candidats. Comme nous ne recherchons pas forcément des commerciaux, certains franchisés ont parfois un peu de mal à développer leur clientèle. Nous intervenons alors pour les aider à utiliser au mieux nos supports de publicité, ou nous leur relayons ce que d’autres ont réalisé et la façon dont ils l’ont fait. C’est la force du réseau.… D'autres ont déjà un parcours commercial, ils développent leur clientèle très vite et cela devient un challenge intéressant pour nous tous. Ceux qui redoutent la maîtrise des aspects techniques sont accompagnés en visio-conférence par un de nos partenaires photographe professionnel, aussi franchisé. Une de nos franchisées est décoratrice d'intérieur, elle donne des conseils aux autres sur ces aspects ; d'autres encore peuvent partager des informations sur les réseaux sociaux. Les franchisés ne sont jamais seuls. Un de mes associés gère l'animation du réseau :  il est toujours disponible par téléphone ou en visio-conférence. L'organisation d'une à deux conventions annuelles est envisagée pour que l’ensemble du réseau puisse se rencontrer et partager.

À quoi s'engagent les franchisés vis-à-vis de l'enseigne ?

Ils s'engagent à maintenir la bonne image de marque de l'enseigne. Ils se doivent d’avoir de bonnes capacités relationnelles mais aussi rédactionnelles, ce qui est indispensable dans un métier de la communication.

D'une façon plus générale et tous secteurs d'activités confondus, quelles sont selon vous les qualités requises pour réussir en franchise ?

Pour le franchisé, il faut être autonome et en même temps, ne pas vouloir réinventer le concept, sinon autant créer son propre concept. Il faut donc être capable de dupliquer une méthode existante. Cela n’empêche pas d’avoir des idées et de les proposer de façon à enrichir le concept pour l’ensemble du réseau.
Pour le franchiseur, il faut avoir des capacités organisationnelles importantes, mais aussi de bonnes connaissances sur la création d'entreprise, d’un point de vue juridique ou comptable… les candidats ont toujours beaucoup de questions sur ces sujets !

Quels conseils donneriez-vous à un candidat à la franchise, avant qu'il ne fasse son choix sur telle ou telle enseigne (tous secteurs d'activités confondus) ?

Attention aux marchés de bulle ou aux effets de mode qui seront terminés dans deux ans … il faut bien choisir le marché sur lequel on veut travailler ; par exemple pour l'alimentaire, on est sûr que les gens vont continuer à manger. L'immobilier, l'Internet et la communication sont aussi des secteurs qui ont de l'avenir. Si le concept est porteur dans les nouvelles technologies, l'innovation, alors c'est un plus. Ensuite le candidat doit pouvoir se faire une bonne idée du savoir-faire du franchiseur : il faut pouvoir contacter les franchisés en place. Si le réseau n'est pas suffisamment transparent, c'est mauvais signe. Nous avons beaucoup travaillé sur la formation, pour qu'elle soit bien adaptée et que notre savoir-faire puisse se mesurer de l'extérieur et être transmis.

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